28.01.2009

A la France de droite

27.01.2009

Y'a d'l'abus

abus.jpgComme l'a dit Frédéric Lefebvre, porte parole de l'UMP, il faut sanctionner les abus. Il parlait des "abus de grèves". Sans vouloir abuser, il faut aussi proposer de sanctionner l'abus de reprise en main de l'audiovisuel public, l'abus de travail le dimanche, l'abus de suppressions de postes de fonctionnaires, l'abus de retour de Jean-Marie Meissier, l'abus de bonus pour les dirigeants des banques aidées par l'Etat, l'abus de bagouzes à 16.000 euros, l'abus de restriction du droit d'amendement, l'abus de grace présidentielle pour certain préfet, l'abus d'augmentation de 9,2% du budget de l'Elysée, l'abus de condescendance, l'abus de mépris, ...

Le Sarkothon: un livre pour notre président

bibliotheque.jpgIl y a quelques jours, j'écrivais un petit billet sur les oeuvres littéraires des présidents de la Ve République, constatant que Nicolas Sarkozy avait un peu moins écrit que ses confrères, que sa biographie de Georges Mandel était sas doute l'oeuvre d'un tiers et que nombre des livres n'étaient en fait que des entretiens. Il a parlé mais peu écrit.

On nous propose aujourd'hui de penser à son anniversaire en participant au Sarkothon.

Stratégie Nationale de Recherche et de l'innovation

Lettre ouverte aux membres du comité de pilotage de la stratégie nationale de recherche et de l'innovation le 26 janvier 2009 Les lecteurs sont encouragés à envoyer personnellement cette lettre aux universitaires de ce comité. La composition du comité est indiquée dans le document téléchargeable sur le site de SLR, ci-dessous).


Chère Collègue, Chers Collègues,

Vous avez accepté de faire partie du Comité de pilotage de la stratégie nationale de recherche et d'innovation avant que la communauté scientifique soit informée des nouveaux projets gouvernementaux dans ce domaine, tels qu'ils ont été annoncés par le Président de la République dans son discours du 22 janvier 2009. En dévoilant les grandes lignes d'un programme parfaitement arrêté, en préemptant donc les conclusions du comité, le Président condamne ce dernier au rôle peu enviable de simple caution formelle, déconsidérant ceux qui y participeraient.

Mais il y a pire : tout au long de son discours le Président s'est livré à des attaques répétées à l'encontre du système français de recherche, se laissant aller à de nombreuses contre vérités, telle celle concernant l'absence d'évaluation des activités scientifiques. Ne vous êtes-vous pas sentis insultés par la violence des propos du président de la République, ne serait-ce que par solidarité avec la communauté dont vous êtes issus ? Comment, vous dont les carrières se sont construites au sein de ce système « à la française », avez-vous pu rester sans réaction face à un tel mépris ? N'avez vous pas été en proie à un doute concernant votre présence à cet instant ? Ne vous êtes vous pas interrogés sur le sens de votre participation à un projet dont il apparait chaque jour davantage qu'il vise au démantèlement de l'intégralité des institutions qui organisent en France la production et la diffusion du savoir scientifique ? Croyez-vous, comme le président de la République, que les personnels ITA, IATOS, enseignants-chercheurs et chercheurs des Universités, du CNRS et des autres EPST (et tout particulièrement ceux qui vous ont accompagnés tout au long de votre carrière) sont, par leur immobilisme et leur conservatisme, un frein au déploiement des réformes grandioses annoncées ? Pensez-vous que les mesures, déjà décidées par le chef de l'Etat, vont être salvatrices pour notre système de recherche ?

La place faite aux scientifiques dans ce comité était d'entrée de jeu nettement minoritaire. La considération dans laquelle le Président tient la communauté scientifique à laquelle vous appartenez est encore plus faible. Dans de telles conditions, chère Collègue, chers Collègues, vous vous honoreriez en démissionnant de ce Comité.



Url de référence :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2372

23.01.2009

La culture de Nicolas

En lisant les insolites dépêches sur Sumo, le chien dépressif de l’ancien président de la République, Jacques Chirac, je suis tombé sur la citation de Nicolas Sarkozy à propos des Sumos. Ca tombe bien, c'est le même jour que la présentation des voeux au monde culturel.

Jusqu’à maintenant, nous avions des présidents férus d’art, d’histoire, de littérature,…

Pour la seule littérature (au sens large), notons pour Charles de Gaulle :

Une mauvaise rencontre, Imprimerie de Montligeon, 1906
La Congrégation, Hors de France, revue du collège d'Antoing, no 6, mai 1908

Préparer la guerre, c'est préparer des chefs, 1921
La Bataille de la Vistule. Revue de Paris, no 6, ler novembre 1920
Le Flambeau, 1ère et 2e parties, Revue militaire, Nos 69 et 70, mars et avril 1927

La Défaite, question morale, 1927 ou 1928

Philosophie du recrutement, Revue de l'Infanterie, no 439, ler avril 1929

La Condition des cadres dans l'armée, 1930 ou 1931

Histoire des troupes du Levant, Imprimerie nationale,17 août 1931.

Combats du Temps de paix, 1932

Pour une politique de défense nationale, 1933

Le soldat de l'Antiquité, 1933

Forgeons une armée de métier, 1934

Le problème belge, 1936

La discorde chez l'ennemi, Berger-Levrault, 1924

Le Fil de l'épée, Berger-Levrault, 1932

Vers l'armée de métier, Berger-Levrault, 1934

La France et son armée, Plon, 1938

Trois études, Berger-Levrault, 1945

Mémoires de guerre, Plon, 1954-1959

Discours et messages, Plon, 1970

Mémoires d'espoir, Plon, 1970-1971

Lettres, Notes et Carnets, Plon, 1980-1988

Pour Georges Pompidou :

Anthologie de la poésie française, 1ère édition 1961, 2e édition 1968, 3e édition 1971, Paris, Hachette, 541 p.

Trois ouvrages regroupant des écrits et pensées de Georges Pompidou sont posthumes :

- Le Nœud gordien, Paris, Plon,1974, nouvelle édition 1975, 208 p.

- Pour rétablir une vérité, publié par Claude Pompidou et Jean-François Saglio, Paris, Flammarion, 1982, 298 p.

- Entretiens et discours, 1968-1974, Flammarion, 1984, 319 p.

Présentations

Georges Pompidou a présenté quatre ouvrages :

- Racine, Britannicus, Paris, Hachette, 1944, 121 p. (Classiques France).

- Taine, Les Origines de la France contemporaine (extraits), Paris, Hachette, 1947, 96 p. (Classiques illustrés Vaubourdolle).

- Taine, Pages choisies, Paris, Hachette, 1953, 96 p. (Classiques illustrés Vaubourdolle).

- André Malraux, Pages choisies, Romans, Paris, Hachette, 1955, 96 p. (Classiques illustrés Vaubourdolle).

Préfaces et avant propos

Georges Pompidou a par ailleurs préfacé plusieurs ouvrages, parmi lesquels :

- Alain Peyrefitte, Rue d'Ulm, Chroniques de la vie normalienne, Paris, Flammarion, 1963, 413 p.

- Le Cantal, Richesses de France, n°63, 1965, 152 p.

- Joël Fouilheron, La cathédrale de Saint-Flour, Nouvelles Editions Latines, 1966, 95 p.

- Evolution de la région d'Auvergne, Regards sur la France, n°43, juillet 1968, 228 p.

- Ernest Milcent et Monique Sordet, Léopold Sédar Senghor et la naissance de l'Afrique moderne, Paris, Seghers, 1969, 274 p.

- Armand Zahler, Survivre à Tambow, lettre préface de Georges Pompidou au président de l'amicale des anciens de Tambow, préface de l'abbé Hoffart, Mulhouse, Salvator, Paris, Casterman, 1971, 244 p.

- Michel Massian, La Médaille militaire, Paris, Ed. Neuf, 1976, 319 p.

Valéry Giscard d’Estaing :

Démocratie française (essai), Fayard, 1976

L'état de la France, Fayard 1981

Deux français sur trois (essai), Cie 12, 1984

Le Pouvoir et la Vie (mémoires) - tome I La Rencontre, Cie 12, 1988

Le Pouvoir et la Vie - tome II L'Affrontement, Cie 12, 1991

Le Passage (roman), Robert Laffont, 1994)

Dans cinq ans, l'an 2000, Cie 12, 1995

Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple, Cie 12, 2000

Giscard d'Estaing, entretien avec Agathe Fourgnaud, Flammarion

Giscard d'Estaing présente la Constitution pour l'Europe, Albin Michel, 2003

Le Pouvoir et la Vie - tome III Choisir, éditions Compagnie 12, 2006

François Mitterrand :

Pluie amie.

Premier accord.

Les Prisonniers de guerre devant la politique, éd. du Rond-Point.

Aux frontières de l'Union française. Indochine-Tunisie, éd. Julliard.

Présence française et abandon, éd. Plon.

La Chine au défi, éd. Julliard.

Le Coup d'État permanent, Les débats de notre temps. Plon.

Ma part de vérité (livre d'entretiens avec Alain Duhamel), éd. Fayard.

Un socialisme du possible, éd. du Seuil.

La Convention des institutions républicaines : François Mitterrand et le socialisme, Paris, Presses universitaires de France, 1971, 92-[1] p. (textes recueillis par Danièle Loschark)

La Rose au poing, éd. Flammarion.

L'homme, les idées, le programme, éd. Flammarion.

La Paille et le grain, éd. Flammarion.

Politique I, éd. Fayard.

L'Abeille et l'Architecte, éd. Flammarion.

Ici et maintenant (livre d'entretiens avec Guy Claisse), éd. Fayard.

Politique II, éd. Fayard.

Réflexions sur la politique extérieure de la France. Introduction à vingt-cinq discours (1981-1985), éd. Fayard.

Mémoire à deux voix (avec Elie Wiesel), Éditions Odile Jacob.

De l'Allemagne, de la France, Éditions Odile Jacob.

Mémoires interrompus (recueil d'entretiens avec Georges-Marc Benamou), Éditions Odile Jacob.

Les Forces de l'esprit. Message pour demain, éd. Fayard.

Le bureau de poste de la rue Dupin et autres entretiens, (avec Marguerite Duras), Gallimard.

Un livre consacré à Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) a été en préparation chez Gallimard...

Et Nicolas Sarkozy ?

Georges Mandel, le moine de la politique, Grasset (9 février 1994)

Au bout de la passion, l'équilibre, entretiens avec Michel Denisot, Albin Michel (7 mars 1995)

Libre, Robert Laffont et XO, (24 janvier 2001)

Leclerc, un rêve d'Indochine, avec Jean-Michel Gaillard, scénario de téléfilm consacré au général Leclerc, 2003.

La République, les religions, l'espérance, Éditions du Cerf, préfacé par Gianfranco Fini, (28 octobre 2004) .

Témoignage, XO Éditions, préfacé par Gianfranco Fini, (17 juillet 2006)

Ensemble, XO Éditions, (2 avril 2007)

"Philippe Séguin était alors président de l'Assemblée nationale. Paul-Marie Coûteaux, jeune conseiller technique, appartenait à son cabinet. C'est lui qui nous confie cette anecdote : en sortant du bureau de Séguin, il croise Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, qui venait de publier une biographie, Georges Mandel, le moine en politique. « Je le trouvais sympathique, raconte Coûteaux, je l'ai complimenté sur son livre. Mais dans mon esprit, c'était davantage pour le choix du sujet que pour le contenu. Nicolas Sarkozy a insisté pour savoir si je l'avais bien lu. J'ai dit «oui», poliment, pour lui faire plaisir. Il m'a alors rétorqué: »Ça m'étonne, parce que moi je n'ai pas réussi à le lire jusqu'au bout !»"

Pink, Dear Mr President

12.01.2009

Train train quotidien

Il est de bon ton de relever tous les incidents dysfonctionnements de la SNCF surtout quand il s'agit des TGV. Pratiquement pas une journée sans que les medias nous indiquent que tel train a eu 2 heures de retard, que telle voie ne fonctionne pas à cause d'un pantographe, que telle mortice est tombée en panne.
Je ne sais pas combien de voitures individuelles tombent en panne chaque année. Je ne sais pas plus combien de poids lourds connaissent des soucis mécaniques.

Il est tout de même à constater que tout de suite le vocabulaire se fait lyrique dans les cas de difficultés sur les transports publics: naufragés du train, voyageurs perdus,...

Nombreux sont ceux qui pestent contre un service déplorable et appel de leurs voeux à la privatisation de la SNCF. Et pourtant:

"En 2007, les frais de personnel représentaient 47,3% du chiffre d’affaires contre 52,4 % en 2003. « La productivité des agents n’a jamais été aussi élevée », constate FO. Manifestement, ce n’est pas encore assez pour la direction. Selon FO, « la SNCF emploie de plus en plus de travailleurs pauvres. » " (source: miroir social).

On se gausse de la soi-disant faible productivité des cheminots français en comparant avec les Etats-Unis. Cette comparaison n'est pas honnête car la structure et les infrastructures des chemins de fer américains sont très différentes de celles de notre pays. Nombreux sont les transports transcontinentaux qui 1/ génèrent un chiffre d'affaires importants 2/ sont peu dévoreurs de temps salarial 3/ sont en fait du transport de marchandises et non de voyageurs (dont la rentabilité est beaucoup plus faible que le transport des biens).
Alors qu'en France, le nombre de gares (même s'il a tendance à diminuer) est élevé et que les trajets sont rarement d'un bout à l'autre du pays.
Les mêmes qui souhaitent voir réduire le nombre de cheminots accepteraient-ils de devoir faire 10 ou 15 km de plus en voiture pour aller à la gare la plus prochee (et plus éloignée du fait de la réduciton du nombre de personnels)? Accepteraient-ils de prendre le risque d'un sécurité moindre?

En 2004, pour l'ensemble de l'Union Européenne, 9309 accidents de train ont été déclarés causant la mort de 3 441personnes. En France, pour 2004, le nombre de tués par million de train/km est inférieur à 0.25 alors qu'en Pologne, le nombre total de tués est supérieur à 275.

10.01.2009

Sacrifier ses amis, ça nourrit son homme!

BURGER KING.jpg

Parlons météo

capteur_meteo_6328.jpgIl fait froid. Particulièrement dans ma région où le mercure est passé sous la barre des -15° C.
Une bonne raison pour parler météorologie.
L'hiver, il fait froid. Il y a parfois des vagues de grands froids. Le petit froid n'existe pas. On appelle cela la douceur: ex: L'hiver est doux.
L'été, il fait chaud. Il y a parfois des vagues de grandes chaleurs. La petite chaleur n'existe pas. On appelle cela la douceur: ex: L'été est doux.

Dans un pays gouverné par la droite: le froid est causé par les socialos-communistes, les 35 heures et les fonctionnaires.
Dans un pays gouverné par la gauche: il ne fait pas froid. Regardez Cuba ou le Vénézuela par exemple: ex. Caracas: Le 10 janvier, ENSOLEILLE. Sans précipitation. Vent faible de nord-est. 10 à 20 km/h, rafales à 30 km/h. Pression: 1013 hPa.

Certains abrutis de droite vont dire que je ne suis pas de bonne foi. Et quand on accuse les 35 heures, le poids des cotisations sociales charges, la gauche archaïque d'être responsables d'à peu près tout et de n'importe quoi: c'est en toute bonne foi? Vraiment?

Le peuple a ce qu'il mérite

Repiqué dans un commentaire chez Titam:

« Le peuple est un troupeau égaré, bien trop émotif, incapable de s’occuper de ses propres affaires, et qui doit être encadré, contrôlé et conduit par une avant-garde, une élite de décideurs éclairés. Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer, les assommer sous une masse d’informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu’ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire, il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l’illusion de décider, l’illusion nécessaire. »



Walter Lippmann

Toutes les notes